Le virage microélectronique du Canada en 2025 : de la recherche au laboratoire jusqu’à la fabrication
- CFIR

- 15 déc. 2025
- 2 min de lecture

Le secteur canadien de la microélectronique approche un moment charnière alors que de nouveaux projets en emballage, en imagerie et en capteurs passent du banc de recherche à des réseaux coordonnés de fabrication. À Bromont et dans d’autres centres de conception, des installations partagées élargissent l’accès au prototypage et à la production en petites séries. Pour les équipes technologiques en phase précoce, habituées à de longs délais entre la conception et la fabrication, les horaires de navettes prévisibles et les lignes d’emballage modernisées raccourcissent désormais le parcours vers la qualification. Ces améliorations ne font pas qu’accélérer le développement : elles permettent aussi aux chercheuses et chercheurs de valider la fiabilité des données avant de s’engager dans une production à grande échelle, souvent coûteuse.
Ce virage s’inscrit dans une tendance plus large des politiques d’innovation au Canada : rapprocher les travaux sur les matériaux avancés, la photonique et les semiconducteurs d’une mise en application concrète. Les universités et les laboratoires nationaux synchronisent leurs calendriers de fabrication avec la demande industrielle, ce qui facilite la planification des essais sur plaquettes et le respect des normes internationales. Selon plusieurs analystes, cette intégration des efforts universitaires et appliqués pourrait renforcer les chaînes d’approvisionnement locales et retenir la propriété intellectuelle au pays.
La Fondation canadienne pour l’innovation et la recherche (CFIR) contribue à cet élan grâce à des programmes de financement qui relient les chercheuses et chercheurs, les étudiantes et étudiants diplômés ainsi que les entrepreneures et entrepreneurs à des moments déterminants de leurs projets. En soutenant les bourses, les subventions de recherche appliquée et les projets de démarrage, la CFIR aide les équipes à concevoir en tenant compte de la fabrication et à acquérir la compréhension commerciale nécessaire au passage à l’échelle. C’est une réponse pragmatique à un défi de longue date : transformer la découverte scientifique en une capacité manufacturière durable au Canada.
À l’approche de 2025, la transition du laboratoire à la salle blanche industrielle devient moins une aspiration qu’un mouvement coordonné. Le paysage canadien de la microfabrication ne se définit plus seulement par l’expérimentation en salle blanche, mais par un rythme soutenu d’innovation prête à la production. Ce rythme pourrait façonner la manière dont la prochaine génération de puces, de capteurs et de dispositifs photoniques sera conçue — ici même au pays, et pour l’exportation — afin de répondre à la demande mondiale croissante de technologies fiables et efficaces.
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